Der Ring

Ring-photo_Gilles-Abegg_Opera_de_Dijon

Richard wagner european orchestra
chœur de l’opéra de Dijon
Maîtrise de dijon

Direction musicale Daniel Kawka
MISE EN SCÈNE Laurent Joyeux
dramaturgie & collaboration à la mise en scène Stephen Sazio
Scénographie Damien Caille-Perret
création costumes, maquillage & coiffures Claudia Jenatsch
lumières Jean-Pascal Pracht
assistanat à la mise en scène Yves Lenoir
Assistanat à la scénographie Roberta Chiarito
assistanat aux costumes Lucie Hermand
assistanat maquillages & coiffures Marion Bidaud
chefs de chant Elsa Lambert, Emmanuel Olivier
chef de chœur Mihály Menelaos Zeke
chef de la maitrise Etienne Meyer
pianiste accompagnateur Maurizio Prosperi
Réalisation des décors:
Atelier Espace & Compagnie, Atelier Prelud & Ateliers de l’Opéra de Dijon
Réalisation des costumes:
Atelier Caraco Canezou, Atelier Marie-Hélène Couture, Atelier du Balcon & Ateliers de l’Opéra de Dijon
création des surtitres: Thomas and Neel
avec
Sabine Hogrefe, Brünnhilde
Daniel Brenna, Siegfried | Siegmund
Thomas Bauer, Wotan | der wanderer
Nicholas Folwell, alberich | Gunther | l’homme
Anna Wall , Flosshilde | Siegrune | Griemgerde | la vieille femme
Andrew Zimmerman, loge
Florian Simson, mime
Manuela Bress, Fricka | Waltraute | Schwertleite | 2e Norne
Josefine Weber, Sieglinde | Gutrune | 3e Norne
Christian Hübner , fafner | Hunding | Hagen
Katja Starke, erda | 1ère Norne
Francisco-Javier Borda, fasolt
Hanne Roos, Woglinde | Ortlinde | Helmwige | Freia
Cathy van Roy, Wellgunde | Gerhilde | Rossweise
Yu Chen, froh
Zakaria El Bahri, Donner
Hugues De Mareschal, Clément Guigon, Dorian Martinetto, Augustin Mascarelli, Marin Meyer & Augustin Lesourd, oiseaux de la forêt
Rémi Meyer, enfant figurant
Lucie Hermand, Corbeau figurante

 

A deep orchestra pit helps to ensure that the orchestral sound remains rich while not swamping the singers. And under the baton of Daniel Kawka, the “Richard Wagner European Orchestra” turned in a performance fit to grace any opera house on the planet. The orchestral textures were sumptuous and there was a constant sense of forward impulse from beginning to end.

But overall, this first half of Joyeux’s Ring has been impressive, most of all musically. The melodies ring in my head, there were singing performances to savour and all the grandeur of Wagner’s orchestration came through with full force. Most of all, the music told the story – even to non German speakers struggling with French surtitles – and in a Ring cycle, that’s the most important thing you can ask for. Siegfried and Götterdämerung to follow this evening. I can’t wait.

David Karlin, 7th October 2013

But the last word in this cycle has to belong to Daniel Kawka and the “Richard Wagner European Orchestra”, who sounded fantastic throughout all four operas, giving both newcomers and veterans the full Wagnerian experience: heavy with brass, lushly textured, constantly propelling and propelled by the narrative. Remarkably, this was a scratch orchestra put together in just four months as a result of the intended orchestra having cancelled – a heroic feat indeed.
Submitted by David Karlin on 16th October 2013

Bachtrack

Quand la musique du Ring parait trainer en longueur, ce n’est pas Wagner qui s’essouffle, mais le chef qui s’enlise. Rien à craindre avec Daniel Kawka dont l’interprétation de Tristan en 2009 a prouvé qu’il était un wagnérien de la trempe des Clemens Kraus d’antan ou des Boulez d’aujourd’hui, attentif à l’allant constant du discours comme à l’intimisme chambriste de nombreux dialogues entre deux personnages.Son Ring delesté chante dans l’esprit élégiaque du lied…

Gilles Macassar, Télérama

Cette réussite n’aurait pas été possible sans une interprétation musicale qui, elle aussi, tranche sur l’ordinaire, et suscite l’enthousiasme. Le chef d’orchestre Daniel Kawka en sort grand triomphateur. (…) Il obtient une sonorité aérée et lumineuse, qui aurait enchanté Nietzsche, lui qui souhaitait, après les brumes opaques deParsifal, entendre une musique « méditerranéisée ». Il règne, en particulier sur le pupitre des vents, un éclat de Riviera italienne, l’ensoleillement des vues de Bordighera ou de Portofino, telles que Monet les a peintes.« Ce n’est pas Debussy, mais Wagner qui a inventé l’impressionnisme en musique », rectifiait le regretté Armin Jordan. Daniel Kawka lui donne raison. (…) il contrôle et contient le déferlement sonore, veille à la transparence des textures, à la souplesse des articulations. L’allant et l’intimisme de la musique de chambre. Comme l’esprit concertant du lied.

Gilles Macassar, Télérama, Un impressionnisme solaire

Daniel Kawka, orfèvre du tissu wagnérien

Car ce qui se passe dans la fosse… est un pur miracle. Un défi surmonté (après le désistement du premier orchestre partenaire) et sublimé grâce au seul talent du chef invité à diriger ce Ring musicalement anthologique : Daniel Kawka. Disciple admirateur de Boulez, le maestro français, fondateur de l’Ensemble Orchestral contemporain, déjà écouté dans Tristan ici même (mis en scène par Olivier Py) se révèle d’une sensibilité géniale par sa direction analytique et si subtilement architecturée. Il éblouit par son sens des équilibres sonores, des balances instrumentales, une conception hédoniste et brillante, légère et transparente, surtout organique de l’orchestre wagnérien ; la baguette accomplit un travail formidable sur la partition, sachant fusionner le temps, l’espace, les passions qui submergent les protagonistes : la prouesse tient du génie tant ce résultat esthétiquement si accompli, s’inscrit a contrario du principe de coupures et de séquençage de ce RingWagner/Pauset. Du début à la fin, l’écoute est happée/captivée par le sens de la continuité et de l’aspiration temporelle. D’une articulation superlative, chaque pupitre restitue le tissu symphonique selon les épisodes avec un brio sonore (cuivres ronds, bois mordants, cordes aériennes…) et une profondeur exceptionnellenent riche sur le plan émotionnel. Les étagements idéalement réalisés expriment la suractivité orchestrale, ce continuum permanent d’intentions et de connotations, de réitérations, variations ou développements entremêlées qui composent l’étoffe miroitante de l’orchestre wagnérien. Si parfois les tutti semblent atténués (couverts de facto par la scène), le relief des couleurs, la vision interne qui restitue au flot musical, sa densité vivante, offrent une expérience unique. Voilà longtemps qu’un tel Wagner nous semblait irréalisable : chambriste, psychologique, émotionnel, l’orchestre dit tout ce que les chanteurs taisent malgré eux. Combien l’apport du chef serait décuplé dans un cycle intégral ! Voici assurément l’argument le plus indiscutable de ce Ringdijonnais.

Classiquenews

Cher Daniel Kawka,

La façon dont vous nous avez présenté le Ring en aura marqué plus d’un ( ou devrais-je dire plus d’une… ), tant vous y mettez de coeur, de profondeur, et de magie. (…) et sur ces épaules fondatrices, repose un spectacle encore mieux qu’à Bayreuth. Alors merci encore pour votre présence vibrante et voltigeuse à notre monde si lourd et tourmenté, Je ne doute pas qu’une grande énergie vous soutiendra, car déjà l’inspiration vous porte !

AH

Un Ring des Niebelungen de Richard Wagner révèle un vrai chef wagnerien, Daniel Kawka.
En revanche, aboutissement de dix années d’étude de la partition, la direction de Daniel Kawka est remarquable. Dramatique, tendue à l’extrême, mais aussi poétique, tendre, lyrique aux moments idoines, la vision du chef français est d’une clairvoyance et d’une netteté confondante. Le chef français connaît intimement et aime de toute évidence cette partition dont il tire la quintessence, et l’on regrette qu’il ait à diriger une version tronquée, tant il maîtrise le temps et l’espace, et l’on ne peut que souhaiter qu’une maison d’opéra lui offre rapidement l’opportunité de diriger le cycle dans son intégralité. Kawka réussit la gageure de gommer les néfastes effets des coupures tant il a l’art de la transition, et les moments de poésie irradient de lumière et de sensualité, comme l’hymne au printemps dans l’acte I de la Walkyrie et les Adieux de Wotan dans l’acte III de cette même première journée de l’Anneau du Nibelung, tandis que les moments purement dramatiques sont menés avec énergie.

Bruno Serrou

Daniel Kawka ressent de manière impressionnante l’évidence structurelle et poétique de cette musique sans équivalent. Les Solti, Karajan et autres Furtwängler sont balayés par cette finesse bienfaisante et cette réhabilitation idéale.

Michel Huvet, auteur de 'Wagner sans masques'

L’orchestre, dans l’immense fosse rendue invisible, comme à Bayreuth, est proprement galvanisé par la direction attentive et engagée de Daniel Kawka. Son homogénéité, mais aussi la richesse de sa palette, chambriste, flamboyante ou tellurique, ont de réelles séductions. Bois et cuivres sont particulièrement admirables, le lyrisme des cordes ne manque pas de séduction.

Forumopera

Daniel Kawka et le Richard Wagner European Orchestra nous font goûter aux merveilles sonores du compositeur : les sonorités tour à tour éclatantes mais sans aigreur des cuivres, la nostalgie du cor anglais, la rondeur des cordes, tout cela fait ressortir la magnifique orchestration de celui qui voulait que l’orchestre soit le personnage principal de l’opéra ; ainsi, les situations dramatiques, la sensualité des scènes d’amour, la fraîcheur juvénile de certaines situations sont magnifiées et expliquées par le jeu des timbres; tout parait alors clair dans cette action tortueuse, seul un travail intelligent permet cette perception…

On devait déjà un splendide Tristan à Daniel Kawka. C’est maintenant une confirmation : sa direction, sûre et inspirée, galvanise l’orchestre dont il obtient des couleurs et des nuances d’exception, de la musique de chambre au cataclysme. Pas une réserve tant pour les bois, ronds et charnus, pour les cuivres dans leur plénitude (les cors !) que pour des cordes soyeuses et chaudes. L’orchestre est dans une vaste fosse, invisible comme à Bayreuth, qui favorise l’harmonie et l’homogénéité de l’ensemble sans nuire aucunement à la lisibilité des parties.

Resmusica

Disons d’abord que l’orchestre qui avait été constitué spécialement pour ce Ring dijonnais s’est montré d’un excellent niveau.

La vie wagnerienne, 8 octobre 2O13

Mais gardons le meilleur, et rendons à César ce qui lui revient. En premier lieu, hommage à la battue ardente, serrée, survoltée du chef Daniel Kawka, grand vainqueur de l’histoire.

Jacqueline Thuilleux, concertclassic.com