Lohengrin

Critiques “Lohengrin”
Opéra Théâtre de Saint Etienne – Juin 2017

 

Lohengrin incandescence et enchantement. La direction de Daniel Kawka, souple, ménageant les transitions avec une habileté confondante, se
met sans cesse au service d’un plateau vocal homogène et apporte à l’orchestre une respiration, des couleurs et un sens dramatique qui peuvent se comparer à ce qui se fait de mieux à Bayreuth. (…) Toutefois, le miracle, si l’on peut dire, se situe ailleurs. Outre le travail en profondeur de Daniel Kawka qui habite littéralement cette partition dont il fait une fresque sonore d’une poésie et d’une incandescence à couper le souffle, poussant les musiciens dans leurs retranchements –on reste médusé par la qualité des cuivres au début de l’acte III et la transparence globale des cordes –, les voix éminemment wagnériennes laissent une impression de plénitude

Concertclassic.com

Un Lohengrin de première division. Disons-le d’emblée car cela saute d’emblée aux oreilles (et durant toute la soirée), l’excellente direction d’orchestre de ce Lohengrin est le leitmotif du concert. L’auditeur n’ose rêver aux merveilles qu’accomplirait Daniel Kawka à la tête de l’Orchestre de Bayreuth

Olyrix.com

Duels aux sommets. L’Orchestre mené par un Daniel Kawka wagnérien jusqu’au bout de la baguette, est le premier vainqueur de la soirée. Des cuivres amples et splendides, qui nous arracheront des larmes lors de l’irrésistible interlude de l’Acte III, s’intègrent à la perfection à une masse orchestrale de toute beauté
sans le recours au commode de certaine fosse mystique. Daniel Kawka débuta l’aventure wagnérienne avec le Vaisseau-fantôme Il dirigea le pari fou de l’attachant Ring en 2 jours de Laurent Joyeux,Tannhauser à l’Opéra de Rome. Il fut surtout le timonier du génial Tristan de Py, en reprenant en France la barre tenue à Genève par Armin Jordan. Son grandiose Lohengrin stéphanois, habité de bout en bout, sans aucune chute de tension (une des plus belles fins du II entendues, y compris l’intervention de l’orgue !), a l’allure d’une consécration wagnérienne” (…)
On était loin de se douter que Saint-Étienne allait nous donner l’illusion, juste avant l’été, que le Festival de Bayreuth avait commencé

Resmusica.com

Un Lohengrin de rêve à l’Opéra de Saint Etienne. Dernier bonheur de la soirée, la direction musicale du chef français Daniel Kawka. A la splendeur des cordes, il allie la justesse des cuivres, portant la phalange stéphanoise au niveau des meilleures formations de l’hexagone (et même au-delà…). Il fait également ressortir à merveille les tensions conflictuelles des protagonistes, la rage obsessionnelle du désespoir d’Elsa, sa névrose, sa rage existentielle. Avec une nervosité, une acuité, voire une violence unique. Qui oserait dire que la France n’a pas de grands chefs ?

opera-online.com

Lohengrin en lévitation. Il faut cependant admettre que le résultat est exemplaire dès le prélude, parfaitement géré par un Daniel Kawka exaltant les effets mystérieux du drame

Altamusica.com

Un Lohengrin qui donne des ailes. Dernier élément de cette soirée sans fausse note, le chef Daniel Kawka à la tête des 80 musiciens de la fosse. Rarement l’on entend une direction aussi fluide, harmonieuse et équilibrée, laissant la place aux voix, rehaussant les instruments sans exagération lorsque cela était possible, plaçant les cuivres de manière à créer un effet de spatialisation des plus efficaces

toutelaculture.com

Maria Republica

Maria Republica, François Paris

“Grand prix de la critique” 2015- 2016 
“Meilleure création musicale”

 

– OPÉRA – POUR SEPT CHANTEURS, ENSEMBLE DE QUINZE MUSICIENS ET ÉLECTRONIQUE.

Livret de Jean-Claude Fall, d’après le roman Maria Republica de Agustín Gómez-Arcos.
Créé au Théâtre Graslin de Nantes, le mardi 19 avril 2016.

 

DIRECTION MUSICALE DANIEL KAWKA
MISE EN SCÈNE GILLES RICO
PRÉPARATION DES CHANTEURS RACHID SAFIR
SCÉNOGRAPHIE  BRUNO DE LAVENÈRE
COSTUMES VIOLAINE THEL
LUMIÈRE BERTRAND COUDERC
VIDÉO ETIENNE GUIOL

avec

Sophia BurgosMaria Republica
Noa FrenkelLa révérende Mère               

Solistes XXI Direction Rachid Safir
Marie Albert, Céline Boucard, Benoît-Joseph Meier,
Els Janssens-Vanmunster, Raphaële Kennedy

Ensemble orchestral contemporain
Direction Daniel Kawka
CIRM, centre national de création musicale
Direction François Paris

Production Angers Nantes Opéra.

[Opéra en français avec surtitres]

HIP 127 LA CONSTELLATION DES CIGOGNES

Daniel Kawka, direction

Jérôme Thomas et
Martin Palisse, mise en scène et scénographie
Emmanuelle Grobet, costumes
Bernard Revel, lumières

Audrey Decaillon, Viola Ferraris,
Florence Huet, Stefan Kinsman, Ria Refhfuss,
Alexis Rouvre, Daniel Sanchez,
 jonglage
Angèle Chemin, chant

Avec l’Orchestre de Limoges et du Limousin

Les premières notes de l’orchestre symphonique saisissent le noir du plateau. Dans leurs respirations, un halo clair-obscur fait apparaître un corps, puis deux, puis huit (sept jongleurs et une chanteuse lyrique) au centre d’un cercle bleu nuit plein se dévoilant au sol. Ombres verticales et ténues qui se découpent au pied de corps, enveloppés, mains dans les poches et coudes sortis : une constellation noire d’oiseaux dans les airs d’un accordéon électronique explore l’espace du cercle en déplacements concentriques plus ou moins grands, du centre à ses périphéries. La musique monte entre délicatesse et puissance ouvrant le chant a capella. On est tout de suite ramené aux racines du travail de création de Jérôme Thomas : une géographie, des corps en mouvement dans un espace, le porté musical et des objets qui se manifestent par tableaux.

L’ambition de cette pièce : construction et transmission pour le cirque du jonglage cubique et de la jonglistique (manipulation d’objets) propres à Jérôme Thomas, connu et reconnu pour « avoir substitué à la notion de numéro, un format long avec une écriture chorégraphique et dramatique » précise Martin Palisse. Entre eux, le travail s’est fait dans la complémentarité : « Jérôme opère depuis le centre de la piste, il transmet le mouvement et le jonglage, il chorégraphie, j’opère depuis la périphérie, je corrige le groupe et place les interprètes, je mets en scène. Il progresse dans la lumière du plateau avec le groupe, je lui fais face dans le noir de la salle. » Les deux hommes avaient initié leur collaboration avec la création Over the cloud, spectacle de la 26e  promotion du Centre national des arts du cirque (CNAC). De générations différentes – l’un maître de l’autre, l’autre aujourd’hui directeur du Pôle national des arts du cirque de Nexon – ils mettent en œuvre cette filiation artistique dans HIP 127.

Dans une succession très orchestrée de tableaux (un espace, une page), c’est un univers épuré qui prend ses formes dans la forme d’un cercle. Un espace concentrique exploré dans toute sa géographie, à la fois verticale et horizontale, par le mouvement collectif des corps et les images des objets manipulés qui multiplient lignes et plans mais aussi par un jeu de lumières rasantes et zénithales qui lui offrent l’opacité d’une roche comme la profondeur de l’eau.  On y voit comment le collectif se constitue, se diffracte, se retrouve, se disperse et se croise. Donnant parfois forme à des configurations décalées dans la répétition ou la rupture. Théâtralité géométrique portée par le lyrisme de la voix – corps parmi les autres sur scène, jonglant avec les sonorités – et de la musique dans ses variations dramatiques.

Les objets choisis – plumes, cannes, balles et anneaux –  dessinent quant à eux une constellation blanche. Droits, courbes ou ronds, durs ou souples, ils ne se laissent pas manipuler de la même manière et engagent différemment le corps des jongleurs dans l’espace. Corps flèches, plantés ou bondissants, corps penchés, étendus, aux membres plus ou moins ouverts entre accélération, suspension et ralenti… Ces objets manipulés vont jusqu’à créer d’autres espaces dans les espaces, d’autres corps et à inverser les rapports jongleur/jonglé. La partition des anneaux est magnifique de lignes et de lumières déjouées par les objets en mouvement : leur multitude tord l’espace en tous sens et l’anneau à taille humaine semble jongler avec le corps. Dans ce cadre millimétré et maîtrisé, quand un objet tombe et se détache d’un corps, on se peut prendre à croire, rêver ou espérer que la chute était voulue.

Convoquant la poésie dans la rigueur mathématique, cette création à la croisée de deux générations se constitue en œuvre de répertoire pour le cirque contemporain.

Par Natacha Margotteau publié le 7 oct. 2016

La gaîté parisienne

BÉJART BALLET LAUSANNE

DANSE

 

Musique de Manuel Rosenthal, d’après Jacques Offenbach
Création par le Ballet du XXe siècle au Théâtre Royal de la Monnaie, Bruxelles, le 27 janvier 1978

Production du Béjart Ballet Lausanne
Première représentation par le Béjart Ballet Lausanne

Direction artistique Gil Roman

Chorégraphie Maurice Béjart
Décors et costumes originaux Thierry Bosquet
Réalisation lumières Dominique Roman
Costumes Henri Davila

Direction musicale Daniel Kawka
Orchestre de Chambre de Lausanne
Terpsichore / La chanteuse des rues Marina Viotti (mezzo-soprano)

Béjart Ballet Lausanne

Les Mamelles de Tirésias

LES MAMELLES DE TIRÉSIAS

OPÉRA

Opéra bouffe en deux actes avec prologue
Livret de Francis Poulenc, d’après la pièce de Guillaume Apollinaire
Première représentation à l’Opéra Comique, Paris, le 3 juin 1947

Production du Teatro Arriaga de Bilbao et du Gran Teatre del Liceu de Barcelone

Le mari Régis Mengus
Thérèse / Tirésias Céline Mellon
Le directeur / Le gendarme Guillaume Paire
Presto Jérémie Brocard
Lacouf / Un journaliste Stuart Patterson 
La marchande de journaux Marina Viotti
Le fils Louis Zaitoun

Orchestre de Chambre de Lausanne
Chœur de l’Opéra de Lausanne dirigé par Jacques Blanc

Direction musicale Daniel Kawka
Mise en scène Emilio Sagi
Décors Ricardo Sanchez-Cuerda 
Costumes Gabriela Salaverri
Lumières Eduardo Bravo
Chorégraphie et assistant à la mise en scène Diniz Sanchez

 

Dimanche 17 janvier 2016, 17h
Mercredi 20 janvier 2016, 19h
Vendredi 22 janvier 2016, 20h
Dimanche 24 janvier 2016, 15h

Les Dialogues des carmélites

 

Directeur Daniel Kawka
Mise en scène Leo Muscato
chef de chœur Franco Sebastiani
scene Federica Parolini
costumes Silvia Aymonino
disegno luci Alessandro Verazzi
assistente alla regia Alessandra De Angelis
assistente alla regia Maria Selene Farinelli
assistente alle scene Matteo Martini
assistente ai costumi Elisa Benzoni

Le Marquis de la Force Jean-Philippe Lafont
Blanche, sa fille Ermonela Jaho
Le Chevalier, son fils Martial Defontaine
Madame de Croissy Sylvie Brunet-Grupposo
Madame Lidoine Cécile Perrin
Mère Marie Anaïk Morel
Soeur Constance Valentina Farcas
MèreJeanne EkaterinaChekmareva
Soeur Mathilde Sara Allegretta
L’aumonierRodolphe Briand
Premier commissaire Francesco Castoro
Deuxième commissaire Domenico Colaianni
Le gèolie rDomenico Colaianni
Thierry Francesco Castoro
Premier officier Gian Luca Tumino
Ultime suore Michela Arcamone Maria Silecchio
Monsieur Javelinot Graziano De Pace

Orchestra e Coro del Teatro Petruzzelli Nuova Produzione Fondazione lirico sinfonica Petruzzelli e Teatri di Bari

Pelléas et Mélisande

Direction musicale Daniel Kawka
Mise en scène Emmanuelle Bastet
Scénographie et costumes Tim Northam
Lumière François Thouret
Chef de choeur Xavier Ribes

avec
Armando Noguera, Pelléas
Stéphanie d’Oustrac, Mélisande
Jean-François Lapointe, Golaud
Wolfgang Schöne, Arkel
Cornelia Oncioiu, Geneviève
Chloé Briot, Yniold
Frédéric Caton, Le Docteur

Chœur d’Angers Nantes Opéra
Orchestre National des Pays de la Loire

 

Mais la soirée reste fascinante (…) l’Orchestre National des Pays de Loire (…) joue impeccablement une partition qu’il possède à la perfection, et la familiarité avec la partition de Daniel Kawka, spécialiste de la musique contemporaine, est complètement audible. Transparence maximale qui n’est pas seulement due à l’effectif réduit, je ne crois pas avoir déjà entendu une telle radiographie de Pelléas, où les motifs sont exaltés sans être jamais soulignés, et où la mise en valeur de chaque plan n’empêche pas une poussée permanente. Il faut au moins écouter la scène de la grotte (II,3), miraculeuse… chaque détail est saillant, et pourtant on a l’impression d’être sans cesse rejeté par l’avant. Et quelle élégance suprême dans le grand duo de l’acte IV – par exemple le hautbois dans « on dirait qu’il a plu dans mon cœur », qui prend son temps avec liberté, ineffable comme jamais.
Les équilibres, les respirations, tout force l’admiration.

Une des grandes directions de Pelléas, j’aurais peine à citer un chef qui m’ait davantage satisfait ici alors même qu’on dispose au disque des plus grands noms et orchestre, et de très belles réussites.

 

Un autre artiste authentique, dans la fosse : Daniel Kawka, qui, avec la simplicité et la modestie des très grands, dirige un orchestre des Pays de la Loire en excellente forme, homogène, chauffé à blanc. La mer qui bat les côtes du royaume d’Allemonde n’est pas celle des aquarelles normandes de Boudin, ou des marines mauves de Monet à Etretat. C’est l’océan sauvage au large d’Ouessant, ses ressacs sombres et sa houle farouche.

Avec un instinct très sûr de la progression du temps, Daniel Kawka ménage des tempi fatidiques, et à chaque moment-clé, un silence stratégique – « cet agent d’expression qui est peut-être la seule façon de faire valoir l’émotion », comme le recommandait Debussy. Qui déplorait par ailleurs « l’orchestre-cocktail, un composé genre boisson américaine, où l’on mélange dix-huit produits, tous les goûts particuliers disparaissent ». A Nantes, la saveur pure du pupitre de bassons, qui projette sur l’opéra une pénombre de sous-bois, ou les pizzicati corsés des contrebasses, l’auraient réjoui.

Gilles Macassar, Télérama 31 mars 2014

 

Acteur essentiel de cette noire aventure sentimentale, le chef Daniel Kawka place la partition sous une lumière directe pour en révéler les moindres détails. C’est aussi grâce à lui que « Pelléas et Mélisande » quitte les brumes de l’approximation et de l’indécision pour un expressionnisme saisissant.

Philippe Venturini, Les echos.fr, 27 mars 2014

 

Comme jadis  pour le Château de Barbe-Bleue selon Patrice Caurier et Moshe Leiser, Daniel Kawka réglait son orchestre sur le plateau, en millimétrant le temps dramatique pour  se caller sur la mise en scène jusque durant les interludes qu’Emmanuelle Bastet transforme en autant de narrations. On ressortait de Graslin en se disant qu’enfin on avait regardé l’ouvrage de Debussy en face, sans plus rien s’en dissimuler.

Jean-Charles Hoffelé, Concertclassic.com 31 mars 2014

 

A cela s’invite l’éloquence millimétrée de l’orchestre qui sous la direction souple, évocatrice, précise de Daniel Kawka diffuse un sensualisme irrésistible mis au diapason des innombrables images et références marines du livret. C’est peu dire que le chef, immense wagnérien et malhérien, élégantissime, nuancé, aborde la partition avec une économie, une mesure boulézienne, sachant aussi éclairer avec une clarté exceptionnelle la continuité organique d’une texture orchestrale finement tressée (imbrication des thèmes, révélée ; accents instrumentaux, filigranés : bassons pour Golaud, hautbois et flûtes amoureux pour Mélisande et Pelléas…, sans omettre de somptueuses vagues de cordes au coloris parfois tristanesque : un régal). Le geste comme les options visuelles réchauffent un ouvrage qui souvent ailleurs, paraît distancié, froid, inaccessible. La réalisation scénographique perce l’énigme ciselée par Debussy en privilégiant la chair et le drame, exaltant salutairement le prodigieux chant de l’orchestre, flamboyant, chambriste, viscéralement psychique. A Daniel Kawka d’une hypersensibilité poétique, toujours magistralement suggestive, revient le mérite d’inscrire le mystère (si proche musicalement et ce dès l’ouverture, du Château de Barbe Bleue de Bartok, – une œuvre qu’il connaît tout aussi profondément pour l’avoir dirigée également pour Angers Nantes Opéra), de rétablir avec la même évidence musicale, le retour au début, comme une boucle sans fin : les derniers accords renouant avec le climat énigmatique et suspendu de l’ouverture. Pelléas rejoint ainsi le Ring dans l’énoncé d’un recommencement cyclique. L’analyse et la vivacité qu’apporte le chef se révèlent essentielles aussi pour la réussite de la nouvelle production. On s’incline devant une telle vibration musicale qui sculpte chaque combinaison de timbres dans le respect d’un Debussy qui en plein orchestre, est le génie de la couleur et de la transparence.

Philippe Alexandre Pham, Classiquenews 27 mars 2014

 

Après nous avoir subjugué in loco dans Le Château de Barbe-Bleue il y a deux saisons, l’excellent chef Daniel Kawka confirme ce soir ses indéniables affinités avec la musique du début du XXe siècle. Il obtient de l’Orchestre National des Pays de la Loire de forts belles qualités de nuances, des transparances réelles, des subtilités très remarquables, le tout au sein d’une vision très construite, utilisant à plusieurs reprises un tempo certes ralenti, mais jamais solennel.

Emmanuel Andrieu, Opera-online.com, 30 mars 2014

 

Au pupitre, Daniel Kawka (…) le geste toujours précis soigne chaque détail, s’ombre de réminiscences parsifaliennes qui font peser sur l’ouvrage de lourds nuages, en parfait accord avec le spectacle en forme de diamant noir poli par Emmanuelle Bastet.

Emmanuel Dupuy, Diapason, 27 mars 2014
Lire l’article sur Classique News.

 

 

Der Ring

Richard wagner european orchestra
chœur de l’opéra de Dijon
Maîtrise de dijon

Direction musicale Daniel Kawka
MISE EN SCÈNE Laurent Joyeux
dramaturgie & collaboration à la mise en scène Stephen Sazio
Scénographie Damien Caille-Perret
création costumes, maquillage & coiffures Claudia Jenatsch
lumières JeanPascal Pracht
assistanat à la mise en scène Yves Lenoir
Assistanat à la scénographie Roberta Chiarito
assistanat aux costumes Lucie Hermand
assistanat maquillages & coiffures Marion Bidaud
chefs de chant Elsa Lambert, Emmanuel Olivier
chef de chœur Mihály Menelaos Zeke
chef de la maitrise Etienne Meyer
pianiste accompagnateur Maurizio Prosperi
Réalisation des décors:
Atelier Espace & Compagnie, Atelier Prelud & Ateliers de l’Opéra de Dijon
Réalisation des costumes:
Atelier Caraco Canezou, Atelier Marie-Hélène Couture, Atelier du Balcon & Ateliers de l’Opéra de Dijon
création des surtitres: Thomas and Neel
avec
Sabine Hogrefe, Brünnhilde
Daniel Brenna, Siegfried | Siegmund
Thomas Bauer, Wotan | der wanderer
Nicholas Folwell, alberich | Gunther | l’homme
Anna Wall , Flosshilde | Siegrune | Griemgerde | la vieille femme
Andrew Zimmerman, loge
Florian Simson, mime
Manuela Bress, Fricka | Waltraute | Schwertleite | 2e Norne
Josefine Weber, Sieglinde | Gutrune | 3e Norne
Christian Hübner , fafner | Hunding | Hagen
Katja Starke, erda | 1ère Norne
FranciscoJavier Borda, fasolt
Hanne Roos, Woglinde | Ortlinde | Helmwige | Freia
Cathy van Roy, Wellgunde | Gerhilde | Rossweise
Yu Chen, froh
Zakaria El Bahri, Donner
Hugues De Mareschal, Clément Guigon, Dorian Martinetto, Augustin Mascarelli, Marin Meyer & Augustin Lesourd, oiseaux de la forêt
Rémi Meyer, enfant figurant
Lucie Hermand, Corbeau figurante

 

A deep orchestra pit helps to ensure that the orchestral sound remains rich while not swamping the singers. And under the baton of Daniel Kawka, the “Richard Wagner European Orchestra” turned in a performance fit to grace any opera house on the planet. The orchestral textures were sumptuous and there was a constant sense of forward impulse from beginning to end.

But overall, this first half of Joyeux’s Ring has been impressive, most of all musically. The melodies ring in my head, there were singing performances to savour and all the grandeur of Wagner’s orchestration came through with full force. Most of all, the music told the story – even to non German speakers struggling with French surtitles – and in a Ring cycle, that’s the most important thing you can ask for. Siegfried and Götterdämerung to follow this evening. I can’t wait.

David Karlin, 7th October 2013

But the last word in this cycle has to belong to Daniel Kawka and the “Richard Wagner European Orchestra”, who sounded fantastic throughout all four operas, giving both newcomers and veterans the full Wagnerian experience: heavy with brass, lushly textured, constantly propelling and propelled by the narrative. Remarkably, this was a scratch orchestra put together in just four months as a result of the intended orchestra having cancelled – a heroic feat indeed.
Submitted by David Karlin on 16th October 2013

Bachtrack

Quand la musique du Ring parait trainer en longueur, ce n’est pas Wagner qui s’essouffle, mais le chef qui s’enlise. Rien à craindre avec Daniel Kawka dont l’interprétation de Tristan en 2009 a prouvé qu’il était un wagnérien de la trempe des Clemens Kraus d’antan ou des Boulez d’aujourd’hui, attentif à l’allant constant du discours comme à l’intimisme chambriste de nombreux dialogues entre deux personnages.Son Ring delesté chante dans l’esprit élégiaque du lied…

Gilles Macassar, Télérama

Cette réussite n’aurait pas été possible sans une interprétation musicale qui, elle aussi, tranche sur l’ordinaire, et suscite l’enthousiasme. Le chef d’orchestre Daniel Kawka en sort grand triomphateur. (…) Il obtient une sonorité aérée et lumineuse, qui aurait enchanté Nietzsche, lui qui souhaitait, après les brumes opaques deParsifal, entendre une musique « méditerranéisée ». Il règne, en particulier sur le pupitre des vents, un éclat de Riviera italienne, l’ensoleillement des vues de Bordighera ou de Portofino, telles que Monet les a peintes.« Ce n’est pas Debussy, mais Wagner qui a inventé l’impressionnisme en musique », rectifiait le regretté Armin Jordan. Daniel Kawka lui donne raison. (…) il contrôle et contient le déferlement sonore, veille à la transparence des textures, à la souplesse des articulations. L’allant et l’intimisme de la musique de chambre. Comme l’esprit concertant du lied.

Gilles Macassar, Télérama, Un impressionnisme solaire

Daniel Kawka, orfèvre du tissu wagnérien

Car ce qui se passe dans la fosse… est un pur miracle. Un défi surmonté (après le désistement du premier orchestre partenaire) et sublimé grâce au seul talent du chef invité à diriger ce Ring musicalement anthologique : Daniel Kawka. Disciple admirateur de Boulez, le maestro français, fondateur de l’Ensemble Orchestral contemporain, déjà écouté dans Tristan ici même (mis en scène par Olivier Py) se révèle d’une sensibilité géniale par sa direction analytique et si subtilement architecturée. Il éblouit par son sens des équilibres sonores, des balances instrumentales, une conception hédoniste et brillante, légère et transparente, surtout organique de l’orchestre wagnérien ; la baguette accomplit un travail formidable sur la partition, sachant fusionner le temps, l’espace, les passions qui submergent les protagonistes : la prouesse tient du génie tant ce résultat esthétiquement si accompli, s’inscrit a contrario du principe de coupures et de séquençage de ce RingWagner/Pauset. Du début à la fin, l’écoute est happée/captivée par le sens de la continuité et de l’aspiration temporelle. D’une articulation superlative, chaque pupitre restitue le tissu symphonique selon les épisodes avec un brio sonore (cuivres ronds, bois mordants, cordes aériennes…) et une profondeur exceptionnellenent riche sur le plan émotionnel. Les étagements idéalement réalisés expriment la suractivité orchestrale, ce continuum permanent d’intentions et de connotations, de réitérations, variations ou développements entremêlées qui composent l’étoffe miroitante de l’orchestre wagnérien. Si parfois les tutti semblent atténués (couverts de facto par la scène), le relief des couleurs, la vision interne qui restitue au flot musical, sa densité vivante, offrent une expérience unique. Voilà longtemps qu’un tel Wagner nous semblait irréalisable : chambriste, psychologique, émotionnel, l’orchestre dit tout ce que les chanteurs taisent malgré eux. Combien l’apport du chef serait décuplé dans un cycle intégral ! Voici assurément l’argument le plus indiscutable de ce Ringdijonnais.

Classiquenews

Cher Daniel Kawka,

La façon dont vous nous avez présenté le Ring en aura marqué plus d’un ( ou devrais-je dire plus d’une… ), tant vous y mettez de coeur, de profondeur, et de magie. (…) et sur ces épaules fondatrices, repose un spectacle encore mieux qu’à Bayreuth. Alors merci encore pour votre présence vibrante et voltigeuse à notre monde si lourd et tourmenté, Je ne doute pas qu’une grande énergie vous soutiendra, car déjà l’inspiration vous porte !

AH

Un Ring des Niebelungen de Richard Wagner révèle un vrai chef wagnerien, Daniel Kawka.
En revanche, aboutissement de dix années d’étude de la partition, la direction de Daniel Kawka est remarquable. Dramatique, tendue à l’extrême, mais aussi poétique, tendre, lyrique aux moments idoines, la vision du chef français est d’une clairvoyance et d’une netteté confondante. Le chef français connaît intimement et aime de toute évidence cette partition dont il tire la quintessence, et l’on regrette qu’il ait à diriger une version tronquée, tant il maîtrise le temps et l’espace, et l’on ne peut que souhaiter qu’une maison d’opéra lui offre rapidement l’opportunité de diriger le cycle dans son intégralité. Kawka réussit la gageure de gommer les néfastes effets des coupures tant il a l’art de la transition, et les moments de poésie irradient de lumière et de sensualité, comme l’hymne au printemps dans l’acte I de la Walkyrie et les Adieux de Wotan dans l’acte III de cette même première journée de l’Anneau du Nibelung, tandis que les moments purement dramatiques sont menés avec énergie.

Bruno Serrou

Daniel Kawka ressent de manière impressionnante l’évidence structurelle et poétique de cette musique sans équivalent. Les Solti, Karajan et autres Furtwängler sont balayés par cette finesse bienfaisante et cette réhabilitation idéale.

Michel Huvet, auteur de 'Wagner sans masques'

L’orchestre, dans l’immense fosse rendue invisible, comme à Bayreuth, est proprement galvanisé par la direction attentive et engagée de Daniel Kawka. Son homogénéité, mais aussi la richesse de sa palette, chambriste, flamboyante ou tellurique, ont de réelles séductions. Bois et cuivres sont particulièrement admirables, le lyrisme des cordes ne manque pas de séduction.

Forumopera

Daniel Kawka et le Richard Wagner European Orchestra nous font goûter aux merveilles sonores du compositeur : les sonorités tour à tour éclatantes mais sans aigreur des cuivres, la nostalgie du cor anglais, la rondeur des cordes, tout cela fait ressortir la magnifique orchestration de celui qui voulait que l’orchestre soit le personnage principal de l’opéra ; ainsi, les situations dramatiques, la sensualité des scènes d’amour, la fraîcheur juvénile de certaines situations sont magnifiées et expliquées par le jeu des timbres; tout parait alors clair dans cette action tortueuse, seul un travail intelligent permet cette perception…

On devait déjà un splendide Tristan à Daniel Kawka. C’est maintenant une confirmation : sa direction, sûre et inspirée, galvanise l’orchestre dont il obtient des couleurs et des nuances d’exception, de la musique de chambre au cataclysme. Pas une réserve tant pour les bois, ronds et charnus, pour les cuivres dans leur plénitude (les cors !) que pour des cordes soyeuses et chaudes. L’orchestre est dans une vaste fosse, invisible comme à Bayreuth, qui favorise l’harmonie et l’homogénéité de l’ensemble sans nuire aucunement à la lisibilité des parties.

Resmusica

Disons d’abord que l’orchestre qui avait été constitué spécialement pour ce Ring dijonnais s’est montré d’un excellent niveau.

La vie wagnerienne, 8 octobre 2O13

Mais gardons le meilleur, et rendons à César ce qui lui revient. En premier lieu, hommage à la battue ardente, serrée, survoltée du chef Daniel Kawka, grand vainqueur de l’histoire.

Jacqueline Thuilleux, concertclassic.com

Tristan & Isolde

Opéra en 3 actes de Richard Wagner
Livret du compositeur
Créé le 18 juin 1865 au Königliches Hof-und National Theater, Munich

direction musicale: Daniel Kawka
mise en scène: Olivier Py
décors, costumes: Pierre-André Weitz
assistants: Wissam Arbace (mise en scène), Bertrand Killy (lumières)
avec
Elaine McKrill , Isolde
Leonid Zahozhaev , Tristan
Martina Dike , Brangäne
Jirky Korhonen , Le Roi Marke
Alfred Walker , Kurwenal
Christophe Berry , un jeune marin, un berger
Eric Vrain , un pilote
Eric Huchet , Melot
Orchestre et Choeur de l’Opéra de Dijon

 

Dans la fosse, les effectifs réunis sous la baguette de Daniel Kawka déploient une sonorité cohérente, indiscutablement convaincante: travail sur la transparence et la motricité des cordes, relief sensuel des bois (hautbois, bassons, clarinettes), opulence gourmande et parfois sarcastique des cuivres: aucun doute, le chef, ailleurs directeur de l’Ensemble orchestral contemporain, connaît son Wagner. Il apporte en amoureux de la partition, un geste généreux, profond, intensément lyrique, qui en particulier dans l’acte de la nuit (celui de l’aveuglement des amants avant qu’ils ne soient donnés par Melot), est capable de s’embraser jusqu’à la fièvre, obtenant des musiciens un superbe tapis sonore: rien de mieux pour rehausser la magie visuelle qui se déroule sur la scène: succession de tableaux différents d’une même chambre, conçus comme les états d’une transe et d’une métamorphose émotionnelle vécues par le couple magnifique. Adaptée à la démesure du cadre, l’ampleur des effectifs requis débordent parfois de la fosse et submerge à quelques endroits les chanteurs, mais l’unité et la tension poétique que fait gravir à ses interprètes, le chef très inspiré, s’avèrent gagnantes. Nous n’avons pas depuis longtemps écouté un Tristan aussi sensuel et électrique, entre extase, abandon, tendresse, amertume. La violence radicale à l’oeuvre n’en est que plus explicite: Tristan, opéra tragique et langoureux? Pas réellement dans la vision de Daniel Kawka: c’est plutôt une décharge permanente et électrique d’énergie et d’hymnes extatiques. Tristan comme Yseult s’y montrent déterminés, tendus vers la mort, entendus comme seule issue de délivrance et de dépassement.

(…)

Ainsi s’achève en 2009, le périple de la production mythique signée Olivier Py (qui marque aussi la fin de la saison lyrique de l’Opéra de Dijon). L’étape dijonaise a démontré l’assurance flamboyante et même électrisée (II) du chef Daniel Kawka dont le travail se poursuit actuellement autour du Crépuscule des Dieuxet des opéras de Richard Strauss.Tristan, Brangäne, Marke y a composé une triade miraculeuse portée par l’allant superlatif de l’orchestre réuni (Camerata de Bourgogne et Orchestre de Dijon). Dommage qu’en son centre “miraculeux”, le chant de la soprano Elaine McKrill, choisie pour Dijon, nous a paru moins évident.
Preuve est donnée quoiqu’il en soit que les meilleures productions passent aussi en province. Il faudra attendre encore quelques années pour voir ce spectacle inouï à Paris. La nouvelle saison 2009-2010 de l’Opéra de Dijon promet de prochaines surprises et découvertes dont classiquenews se fera bientôt l’écho.

Alexandre Pham, Classic News

 

Daniel Kawka a opéré un travail magnifique avec l’orchestre de Dijon. La partition complexe donne l’impression d’être parfaitement maîtrisée : les Leitmotive surgissent avec efficacité, les plans sonores sont différenciés avec habileté, les préludes des premier et troisième actes nous plongent dans l’atmosphère voulue, surtout celui du troisième qui fait retentir superbement le Leitmotiv de la solitude ; le solo de cor anglais relaie cette impression d’une façon angoissante. Des danseurs de capœira apportent du dynamisme à cette ambiance un peu étouffante.

Le plateau est à la fois homogène et convaincant. Le roi Marke est admirablement présent grâce à la voix de basse puissante de Jyrki Korhonen. Elaine McKrill interprète le rôle titre avec subtilité et l’air final « Mild und leise » est conforté par sa musicalité. Le duo d’amour la laisse parfois en dessous du timbre éclatant de Leonid Zakhozhaev : le dialogue entrelacé « O sink Hernieder » ne se fait pas à parts égales. Il faut décerner une mention spéciale à Martina Dike, qui possède une magnifique voix wagnérienne ; elle allie la puissance à la chaleur du timbre, et elle sait aussi se mêler poétiquement à la pâte orchestrale dans « Haben acht » lorsqu’elle est la « gaite de la tour ».

Joelle Farenc, Resmusica

 

Et saluons Daniel Kawka qui, dès le prélude, ajoute à cette ambiance fascinante. Voilà un chef qui sait prendre son temps et ne craint pas les silences. Il a raison car, superbes, ils plongent le spectateur dans un bain métaphysique, ajoutent au magnétisme de la représentation. La palette sonore de la Camerata de Bourgogne-Orchestre de Dijon, est subtile et éclairante, le cor anglais (joué sur scène) est tout à la fois vibrant,
lumineux et désespéré.

Isabelle Stibbe, Anaclase

 

Succédant à l’Américain J. A. le chef français Daniel Kawka, par sa direction souple, d’une grande lisibilité dans la mise en valeur des leitmotive, sait sans cesse relancer l’intérêt. Les musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Dijon et de la Camerata de Bourgogne, sous sa baguette précise et claire, réalisent des miracles de concentration et d’intensité qu’on ne leur connaissait pas, à l’image du cor anglais de Jean-François Louis, d’une belle tenue de souffle qui semble percer l’air raréfié. Par son homogénéité, son engagement, sa poésie, l’ensemble de cette représentation est un moment privilégié, réalisant à sa manière cette osmose entre théâtre et musique que souhaitait Wagner

Michel Le Naour, Concertclassic.tv

 

Après Genève et Angers-Nantes, Dijon ! L’Auditorium de la capitale bourguignonne accueillait pour deux soirées le déjà mythique Tristan d’Olivier Py, qu’on croyait à jamais réservé aux bords du Lac Léman. Parfaite intégration à la salle, orchestre local métamorphosé, distribution d’un meilleur niveau qu’à Bayreuth l’été passé ; bref, une réussite exemplaire.
(…)
La plus grande surprise de la soirée reste toutefois la prestation de l’Orchestre de Dijon, sans doute largement fortifié, qui distille un fondu, une pâte sonore de très belle qualité, où manquent parfois dans le détail certaines aspérités, mais avec une homogénéité et une couleur crépusculaire remarquables.

La direction de Daniel Kawka n’y est pas pour rien, toujours attentive à ne pas couvrir le plateau, réservant ses déflagrations pour les moments à orchestre seul, et d’une magnifique fluidité, d’une qualité de finition transfigurée par des transitions qui laissent le souffle coupé – celle précédant immédiatement la Liebestod offrant l’expérience de l’apesanteur dans l’expectative – et un soin des timbres accouchant d’un monologue du roi Marke parmi les mieux dirigés qu’on ait entendus : vivant, au service du texte, de la déclamation, dénué de toute emphase.
De la distribution, on retiendra l’homogénéité globale, supérieure à ce qu’offrait encore l’été dernier Bayreuth, grâce notamment au choix de voix claires de couleur comme de diction.

Yannick Million, Alta Musica

Tannhauser

 

Opéra de Rome
mise en scène Filippo Crivelli
choeur de l’Opéra de Rome : Andrea Giorgi

avec
Béatrice Uria Monzon/Natacha Petrinsky, Vénus
Stephen Gould/Stig Andersen, Tannhauser
Martina Serafin/Tina Kiberg, Elisabeth
Matthias Görne/Otto Katsamaier, Wolfram

Production Opéra National de Paris
coproduction Grand théâtre Liceu de Barcelone
Tokyo opéra Nomori

 

Molto applaudita la direzione nitida e perfetta del giovane Daniel Kawka e la prova sicura nel ruolo di Elizabeth di Martina Serafin. Menzione per gli infiniti costumi di artisti e comparse, curati da Anna Biagiotti.

Andrea Daz, 06/09/09

 

(…)Conductor Daniel Kawka settled into such a honest performance that he finally won me over with his transparent ensembles, natural pace and cleanliness. I particularly appreciate the way he embraced the orchestra’s sound – bright and flexible, as many Italian orchestras tend to produce – instead of trying to impose a Teutonic large and fat sound that would only vex them. And the house orchestra was in good shape – the brass section could be nobler, but was quite clean, the lean-sounding string sections produced liquid divisions and everybody kept animation to the last chord.

hearvoices.wordpress

 

The musical leadership came from a conductor hitherto unknown to me but a man of great experience, mostly in France. Daniel Kawka had great understanding of the score and had rehearsed the music down to the last detail. The brass was powerful and exciting when required, and I had the sense that every crescendo and fortissimo had been balanced with infinite care.
I was absolutely delighted with the acoustics in the Teatro dell’Opera. The orchestral sound had weight, color, presence and the singers’ voices projected easily into the house

Paul E. Robinson (author of “Herbert von Karajan: the Maestro as Superstar“, and “Sir Georg Solti: His Life and Music“) November 10th, 2009 Classi travels Live concert and Opera reviews

 

After a bumpy act I, conductor Daniel Kawka settled into such a honest performance that he finally won me over with his transparent ensembles, natural pace and cleanliness. I particularly appreciate the way he embraced the orchestra’s sound – bright and flexible, as many Italian orchestras tend to produce – instead of trying to impose a teutonic large and fat sound that would only vex them. And the house orchestra was in good shape – the brass section could be nobler, but was quite clean, the lean-sounding string sections produced liquid divisions and everybody kept animation to the last chord.

Netblog

 

Daniel Kawka dà una bella lettura oggettiva e analitica (…) nel terzo atto si emoziona anche lui e crea una poetica, meravigliosa atmosfera di malinconica attesa, desolata stanchezza e infinita solitudine.

Mauro Mariani

 

Ma e stata la musica la grande protagonista dello spettacolo grazie all’ impegno di un Daniel Kawka preciso e incisivo che, dalla cele berrima Ouverture al mistico finale, ha sempre assicurato all’ esecuzione ampiezza di respiro e varieta di colori.

Virgilio Celletti, 31 10 2009, Avvenire

 

Apprezza anche Daniel Kawka, dirretore in meritata ascesa , che paradossalmentesa trarre vantaggiodel legato assai “italiano” del l’orchestra.

Enrico Girardi, Corriere della sera, 01 11 09

 

Il drettore e attento piu alle sfumature timbriche ed espressive, che ai contrasti. La partitura acquista cosi un tono malinconico e dolcissimo.

Dino Villatico, la Reppublica, 02 11 2009